José Anigo :
«C'est une catastrophe pour les familles. C'est douloureux pour les clubs de supporters car venir dans un match de foot, c'est une fête, un plaisir et on ne s'attend jamais à perdre des proches. La journée a été particulièrement bizarre. Tout le monde est resté dans sa chambre... Ce sont des moments que l'on n'aime pas vivre.
Les joueurs connaissent certains membres des clubs de supporters, ils ne savaient pas si le match allait se jouer ou pas, ce n'était pas évident. On va essayer de faire un bon match en mémoire de ces jeunes qui ont perdu la vie en venant voir l'OM.
Quand j'ai eu Pape Diouf au téléphone ce matin, il était vraiment mal. Il a vu l'épouse de l'une des deux victimes et cela nous a fait très mal de voir cette jeune femme avec un enfant.
Que peut-on faire, que peut-on dire dans ces moments ? Je suis très triste pour les familles, les clubs de supporters et le club. Pour les supporters, aller à l'extérieur pour encourager l'OM, c'est une fête mais là, la fête est gâchée.
L'important est d'apporter un peu de chaleur humaine à tous ces gens qui ont été touchés dans leur chair. Le match devient anecdotique...
On a fait un t-shirt dans l'urgence pour l'échauffement, les joueurs portent un brassard noir et il y a eu un dépôt de gerbe. On est de tout c½ur avec les familles des personnes décédées, et des blessés».
Lorik Cana :
«C'est dur de se préparer dans ces circonstances. Les dirigeants nous en ont parlé dans la journée. L'OM, c'est un tout et quand quelqu'un est touché par un tel drame, on l'est tous. On va essayer de faire notre travail car de là ils sont désormais, ils auraient aimé que l'on joue et que l'on gagne. Les supporters marseillais sont extraordinaires et la meilleur manière de leur rendre hommage, c'est de gagner ce soir.
Tout le monde se joint à nous dans la douleur des familles, des amis de nos compagnons de route. Ce sont des moments difficiles».
Guy Cazadamont :
«C'est très dur... Il a fallu travailler pour préparer le match avec tout ce qui s'est passé en tête. Voir tous ces supporters très touchés, il n'y a pas de mot. Les dirigeants font tout le nécessaire pour le rapatriement à Marseille. C'est la première fois que cela nous arrive et le 23 août 2008 restera marqué à jamais».
Pape Diouf :
« Le dépôt de gerbe de ce soir était une très forte émotion car il s'agissait de rendre hommage aux supporters perdus. Ils étaient venus pour vivre la victoire. Nous tous, nous avons été étreints par cette émotion. Nous avons tous accusé le coup d'autant qu'avec les supporters depuis quelques années, nous avons établi des relations de confiance et de proximité. Si bien que l'on fini même par connaître et mettre un visage sur les noms. Alors quand certains disparaissent dans des circonstances aussi tragiques, cela nous touche tous très fortement. Ce qui est arrivé aujourd'hui ne concerne pas seulement les supporters, mais la famille olympienne ».
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Posted on Sunday, 24 August 2008 at 6:20 AM
Edited on Sunday, 24 August 2008 at 4:32 PM